La mondialisation ne rime pas avec un monde sans frontières

Mondialisation, globalisation : tout le monde a ces mots à la bouche, quand bien même il s’agirait d’altermondialisme. Qu’on s’en réjouisse, qu’on le déplore ou qu’on le considère comme étant neutre ou indifférent, c’est un phénomène qui est indéniablement à l’œuvre. Les transactions internationales sont de plus en plus nombreuses, de même que les liens entre pays étrangers ou continents. Pourtant, cela n’empêche pas les guerres ni ne permet forcément à tout le monde se déplacer librement d’un point à un autre. D’ailleurs, les États qui semblent le plus profiter de la mondialisation en économie ne sont pas forcément les plus permissifs en matière d’entrées sur leur territoire. La preuve en texte avec les USA… !

 

Un territoire américain hautement surveillé

On sait que l’histoire des États-Unis d’Amérique est étroitement liée à l’immigration. Les premiers colons britanniques, pas spécialement tendres avec les Indiens des Plaines pourtant autochtones, ont au fil des siècles reçu le renfort d’Irlandais, de Juifs, d’Européens de l’Est, d’Asiatiques, de Latinos, etc., tout en annexant des territoires peuplés d’Hispaniques ou encore de descendants d’Africains noirs. Ce sont ces précédents qui ont enfanté la notion de « melting pot », tout le monde se retrouvant politiquement derrière un drapeau, un hymne, un État fédéral, une armée, une langue officielle.

Pourtant, il n’est pas facile d’entrer sur le sol des USA, surtout aujourd’hui. C’est quasiment mission impossible si l’on souhaite devenir résident permanent, à moins d’être particulièrement fortuné ou embauché par une entreprise locale. Mais même pour un séjour touristique ou un voyage d’affaires la plupart des étrangers devront passer par l’obtention d’un visa de tourisme contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Bonne nouvelle : les Français sont exemptés de visa !

Attention, cette exemption de visa via le programme France ESTA ne vaut que pour les voyages d’affaires ou de tourisme nécessairement inférieurs à 90 jours. Et encore faut-il satisfaire à toutes les exigences de cet ESTA – ou SEAV, Système électronique d’autorisation de voyage, en français. Rassurez-vous : près de 99 % des requérants obtiennent gain de cause ! Les – très – rares déboutés doivent se rabattre sur un visa classique, plus onéreux, ou alors ils se voient définitivement fermée la frontière nord-américaine, généralement pour des raisons d’ordre criminologique.

Nous pouvons parfaitement comprendre pourquoi l’administration américaine fait autant attention aux personnes qui foulent son sol. L’ombre du 11 Septembre plane encore. Il s’agit d’éviter de nouveaux attentats outre-Atlantique, mais sans empêcher l’économie et les commerces, qui doivent beaucoup au tourisme et aux voyages, de tourner. C’est un subtil équilibre qui est, pour l’instant, assez bien maintenu il faut l’avouer !